La courbe
est l'ensemble des points
ou
tels que
de coordonnées
ou
selon les cas,
, un intervalle de
.
Sur cet intervalle, on suppose au minimum que
est continue.
Définition :
, on dit que
admet une tangente en ![]()
la droite
, avec
, a une limite quand
, c'est à dire quand
.
Cette droite est alors la tangente à
en
.
On parlera éventuellement de demi-tangente si on a une limite à droite ou une limite à gauche.
Voir la figure ci-dessous.

Comme il y a, selon son orientation, deux vecteurs unitaires qui dirigent une droite, cela revient à ce que le vecteur unitaire
admet une limite quand
.
La tangente est alors la droite passant par
et dirigée par ce vecteur.
Définition : Un point
est régulier
.
Définition : Un point non régulier est un point stationnaire.
Théorème : En un point
régulier, la courbe
admet une tangente dirigée par
.
Preuve. On fait la démonstration pour une courbe plane, c'est exactement la même pour une courbe paramétrée de l'espace.
a pour coordonnées :

Or
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Ce qui assure le résultat. ![]()
Théorème :
un point stationnaire de
, si
est de classe suffisante au voisinage de
, pour qu'il existe un vecteur dérivé non nul
.
Alors,
admet en
une tangente ou des demi-tangentes.
Elles sont portées par ce premier vecteur dérivé non nul
.
On note habituellement
l'ordre de dérivation de ce vecteur.
Preuve. On travaille ici exactement de la même façon dans le plan ou dans l'espace.
On fait un développement limité de
à l'ordre
, en tenant compte du fait que les dérivées aux ordres inférieurs à
sont nulles :

Ce qui permet d'avoir le résultat annoncé en calculant la limite de
. ![]()
On appelle encore
le rang de dérivation du premier vecteur dérivé non nul,
, et
le rang du premier vecteur dérivé non colinéaire à
, sous réserve bien sûr que
soit de classe suffisante.
est ainsi une famille libre.
Définition : On dit que
est birégulier ![\begin{displaymath}\Leftrightarrow\left\{ \begin{array}[c]{c} p=1\\ q=2 \end{array} \right. \end{displaymath}](img41.png)
Dans tous les cas, on obtient l'allure locale de la courbe en faisant un développement limité à l'ordre
de
.

Dans la base
, les coordonnées de
sont équivalentes à
et
quand
.
On travaille donc dans le repère
, tout se décide alors suivant la parité de
et
.
La courbe est toujours tangente à
, la parité de
donne le signe de la coordonnée lorsque
, la parité de
donne dans ce cas le signe de la deuxième coordonnée.
Dans les figures suivantes, le repère tracé est :
.
On peut voir sur la figure ci-dessous l'ensemble des cas.
![$\textstyle \parbox{3in}{\begin{center} \includegraphics[ width=3in ]{Etude-l... ...} \textbf{et} $q$\ \textbf{impair} \textbf{: point d'inflexion} \end{center}}$](img49.png)
![$\textstyle \parbox{3in}{\begin{center} \includegraphics[ width=3in ] {Etude... ...broussement de }$\mathbf{2}^{\grave{e}me}$\ \textbf{esp\\lq {e}ce} \end{center}}$](img51.png)
Remarque : En un point birégulier, la concavité est tournée vers
.
Remarque :
quand elle existe, est toujours la pente de la tangente à la courbe au point considéré.
Remarque : Quand la pente de la tangente, donnée par
ou par
est nulle ou infinie, c'est à dire quand la tangente horizontale ou verticale, la recherche de
est inutile puisque les variations de
et
permettent alors de déterminer le type de point.
Remarque : Un point d'inflexion géométrique vérifie toujours
.
A la demande de l'énoncé, on recherchera les point d'inflexion parmi ceux qui ont cette propriété.
Exemple : On va faire l'étude locale de l'arc paramétré
en
On a
ce qui donne
et ![\begin{displaymath}:\left\{ \begin{array}[c]{l} x^{\prime}\left( -1\right) =0\\ y^{\prime}\left( -1\right) =0 \end{array} \right. ,\end{displaymath}](img61.png)
est donc un point stationnaire.
De plus
ce qui donne ![\begin{displaymath}:\left\{ \begin{array}[c]{l} x^{\prime\prime}\left( -1\righ... ... y^{\prime\prime}\left( -1\right) =-6 \end{array} \right. .\end{displaymath}](img64.png)
et Enfin,
ce qui donne ![\begin{displaymath}:\left\{ \begin{array}[c]{l} x^{\prime\prime\prime}\left( -... ...prime\prime\prime}\left( -1\right) =-24 \end{array} \right. .\end{displaymath}](img68.png)
On dit que
admet une branche infinie quand
ou
tendent vers
en
ou
.
Une hyperbole a ainsi 4 branches infinies.
et
quand
: on a une asymptote verticale d'équation ![]()
et
quand
: on a une asymptote horizontale d'équation
appelée
on a une branche parabolique de direction
.
on a une branche parabolique de direction
.
Exemple : On va faire l'étude locale de l'arc paramétré
en ![]()
et
tendent tous deux vers
en
on a une branche infinie.
et donc
est direction asymptotique.
et donc la droite
est asymptote à la courbe en
.
La courbe est donc au dessus de son asymptote.
Exemple : On va faire l'étude locale de l'arc paramétré
quand ![]()
et
tendent tous deux vers
en
on a une branche infinie.
Quand
on a une branche parabolique de direction ![]()