Ce paragraphe est appliquable aux courbes paramétrées de l'espace.
Définition : Soit
un arc paramétré du plan, ou de l'espace, tel que :
a pour coodonnées
ou
avec
,
,
de classe
sur
un intervalle de
.
La longueur de
entre
et
est selon les cas :
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Théorème : Dans le cas d'une courbe plane définié en coordonnées polaires, la longueur de
entre
et
est :

Preuve. On a vu que
ce qui fournit immédiatement sa norme. ![]()
Définition :
un arc paramétré du plan ou de l'espace, de classe
sur
.
On appelle abscisse curviligne de
dans le sens des ![]()
croissants et d'origine
, selon les cas :
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On a alors
ou 
ou encore, toujours selon les cas :
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Définition :
un arc paramétré du plan, de classe
sur
.
un point régulier de
.
est lerepère de Frenet au point
avec
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| et |
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Définition : Quand
est paramétré par
une abscisse curviligne, on dit que le paramétrage est normal.
Théorème :
un arc paramétré du plan, de classe
sur
. Alors
est colinéaire à
.
Preuve. On a
, d'où, en dérivant,
, ce qui entraine
normal à
, donc colinéaire à
. ![]()
Remarque : On a ici une différence avec les conventions des physiciens.
Pour nous,
est toujours direct, tandis que pour les physiciens,
dépend de la concavité, c'est à dire du fait qu'on tourne sur la gauche ou sur la droite.
Il est ainsi toujours tourné vers l'intérieur de la courbe.
Définition : Le rayon de courbure
, la courbure
en un point sont donnés par

C'est la première formule de Frenet.
Définition : Le centre de courbure
est
![]()
Le cercle de courbure ou cercle osculateur est le cercle de centre
et de rayon
.
C'est le cercle le « mieux » tangent à la courbe au point
.
On regardera avec soin la figure ci-dessous.

Théorème : On a aussi

C'est la deuxième formule de Frenet.
Preuve.
, qu'on dérive
. D'où
est colinéaire à
. De plus,
, qu'on dérive aussi,
.
Mais
. On a donc
et enfin
. ![]()
Remarque : Si
, on tourne à gauche et si
, on tourne à droite. (la convention est différente de celle des physiciens pour lesquels
est le rayon de courbure géométrique c'est à dire qu'on a toujours
)
On considère la fonction anglaire associée
qui est l'angle entre
et
,
d'où, en paramétriques :

En polaires, on a :
![]()
Théorème : Avec les notations précédentes, on a

Preuve.
qu'on dérive par rapport à
. D'où
.
Ce qui donne immédiatement
. ![]()
On remarque que dans tous les cas, on a besoin de
ou de
.

Expression que l'on simplifie avant de dériver
:
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Alors, on calcule facilement
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Ce qui permet de calculer :

Exemple : On va chercher le rayon de courbure en tous points de la courbe de représentation paramétrique :
.
On obtient facilement
d'où
et
ce qui donne
.
Enfin,
On peut continuer le calcul et on obtient :
signe
, puis :
signe
.
Les coordonnées du centre de courbure sont donc :
.
Exemple : On va chercher le rayon de courbure en tous points de la courbe d'équation
en coordonnées polaires.
On a déjà calculé
et ainsi
puis
.
qui donne
.
Enfin,
.
On peut aussi rechercher, si on aime les calculs, des formules directes donnant courbure et rayon de courbure.
C'est pourquoi, on réserve cette méthode quand on travaille pour une valeur particulière du paramètre.
![\begin{displaymath}\left\{ \begin{array}[c]{l} x=f(t)=x(t)\\ y=g(t)=y(t) \end{array} \right. \end{displaymath}](img331.png)



Preuve. Il nous faut démontrer ces dernières formules, en particulier :
et :
.
En paramétriques, on a :
et
donne :
En polaires,
donne :
et donc :
Et enfin,
![]()
Remarque : Dans le cas d'une courbe définie en coordonnées polaire, lespoints d'inflexion vérifient
![]()
puisqu'en un point d'inflexion, la courbure est nulle.
Il s'agit ici du cas où on utilisera systématiquement les formules de calcul direct.
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qui permettent de calculer facilement
.

Exemple : On va chercher la courbure de la courbe d'équation polaire
au point
correspondant à la valeur 0 du paramètre.
Ce qui nous donne
et
et enfin 